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29.05.2008

L'appel de Maxime Bono aux élus socialistes en faveur de Ségolène Royal

Plus de 130 députés, conseillers régionaux, conseiller généraux, maires, maires-adjoints, conseillers municipaux, présidents de communautés de communes, d’agglomérations et de pays de la région Poitou-Charentes, expriment leur adhésion de la démarche consultative engagée par Ségolène Royal dans le cadre de la préparation du prochain Congrès du Parti socialiste.

Ils s’associent en effet à la contribution rédigée par Maxime Bono, député-maire de La Rochelle, dont voici les principaux extraits :

« Certains ont trop grossièrement moqué cet exercice démocratique pour que nous, les élus locaux, qui savons tous les jours articuler démocratie représentative et participation des citoyens, restions silencieux dans ce débat.

Notre prise de parole est d'autant plus importante que, suite aux lois de décentralisation et au désengagement permanent de l'Etat , nous nous retrouvons souvent en première ligne et trop souvent seuls pour répondre à la détresse ou simplement aux inquiétudes de nos concitoyens.

Sur la fiscalité, le service public, le respect des droits des plus fragiles, et bien d'autres sujets, nous avons des propositions à faire.

L'occasion nous est donnée de réfléchir ensemble et de verser notre expérience au débat.

Notre Région a beaucoup changé; l'impulsion que lui a donnée la Présidence de Ségolène Royal est reconnue par beaucoup de nos administrés, sa popularité intacte en témoigne.

Notre parti peut désormais bénéficier de cette même impulsion, je compte sur toi pour y contribuer. »

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Les principaux signataires de l’appel de Maxime Bono :

BONO Maxime, Député – Maire de La Rochelle
BOUTANT Michel, Président du Conseil Général de Charente
LAVAUD Philippe, Vice-Président du Conseil Général - Maire d'Angoulême
VERGNAUD Bernadette, Députée Européenne
BATHO Delphine, Députée
CLEMENT Jean-Michel, Député – Maire de Mauprévoir
GRELLIER Jean, Député
QUERE Catherine, Députée
GRASSET Bernard, Maire de Rochefort - Vice-Président du Conseil Régional
PINEAU Patrice,  Maire de Thouars – Conseiller Général
ROUGER Jean, Maire de Saintes
BILLY Françoise, 1ère Secrétaire Fédérale des Deux-Sèvres - Conseillère Générale
MACAIRE Jean-François, 1er Secrétaire Fédéral de la Vienne - Vice-Président du Conseil Régional

La liste complète des signataires :

BONO Maxime, Député – Maire de La Rochelle
AUMON Laurence, Conseillère Municipale de Châtellerault
AZURET Patrice, Maire de Sainte Eanne
BALLAND Colette, Vice-Présidente du Conseil Régional
BARC Magalie, Adjointe de la Mairie de Poitiers
BARRE Sylvie, Adjointe de la Mairie de Saintes
BATHO Delphine, Députée
BEAUVILLAIN Ginette, Adjointe au Maire de Thuré
BEGUIER Vincent, Conseiller Municipal de Couhé
BEIX Véronique, Conseillère Municipale de Buxerolles
BELY Françoise, Conseillère Régionale
BEVILLE André, Maire de Saint-Jean-de-Thouars
BILLY Françoise, Conseillère Générale
BOCQUIER Jacques, Maire de Saint Loup Lamairé
BONNEAU Norbert, Maire de Brie
BOUCHER Jacques, Conseiller Général
BOURON Jean-Claude, Conseiller Municipal de Saint-Jean-d'Angely
BOUTANT Michel, Président de Conseil Général
BREJOU Daniel, Conseiller Municipal de Gond-Pontouvre
BRONCY Michel, Maire de Ruelle-Sur-Touvre
BROTTIER Philippe, Maire de Fontaine-le-Comte - Député suppléant
BRUNET Guy, Maire de Saint-Ouen-La-Thène
BRUNET Jean-Bernard, Maire de Civray
BRUNIER Christian, Conseiller Général 
BURGAUD Pierre, Maire de Gournay-Loizé
CALIOT Michèle, Conseillère Municipale de Buxerolles
CHAIGNEAU Bernard, Conseiller Municipal de Saint-Benoît
CHAPET Cyril, Ancien Conseiller Général
CHATELIER Jean-Pierre, Maire de Saint-Pierre-de-l'Isle
CHAUVET Tony, Conseiller Régional
CIBERT Cyril, Conseiller Municipal de Châtellerault
CLEMENT Jean-Michel, Député – Maire de Mauprévoir
COMBES Jean, Conseiller Régional
COMPETISSA Brigitte, Maire de Frontenay-Rohan-Rohan
CONTAMINE Bertrand, Maire de Magnac sur Touvre
COURIVAUD Pascal, Adjoint au Maire de La Benâte
CRESPIN Jean, Maire de Gencay
DAURÉ Jean-François, Conseiller Général, Maire de La Couronne
DEBIEN Yves, Maire de Melle
DELAGE Alain, Maire de La Mothe Saint-Héray
DELAGE Reine-Marie, Conseillère Régionale
DELECHAT Didier, Conseiller Général
DENIEUL Jean-Pierre, Conseiller Général
DENIS Luc, Maire de Hanc
DESFORGE Simon, Conseiller Municipal d'Angoulême
DESLANDES Agnès, Conseillère Municipale de Saint-Jean-d'Angely
DEYNA Jean-Claude, Maire de Thuré
DIALLO Fanta, Conseillère Municipale de Soyaux
DILLENBOURG Jack, Conseiller Général et Adjoint de la Mairie de La Rochelle
DJOUDI Nadine, Conseillère Municipale de Buxerolles
DRAPEAU Jean-Luc, Conseiller Général
DUGLEUX Sébastien, Conseiller Général
DULIOUST Sylviane, Adjointe au Maire
DUTILH Jacques, Maire de Saint-Hilaire-de-Villefranche
FAES Bruno, Adjoint au Maire de Thuré
FAZILLEAU Michèle, Conseillère Municipale de Buxerolles
FEYDEAU Pierre, Adjoint au Maire de Rochefort
FORTÉ Josette, Conseillère Municipale de Thuré
GABORIT Joseph, Conseiller Régional
GEORGES Jean-Pierre, Conseiller Municipal de Parthenay
GEVAUDAN Guy, Conseiller Municipal de Montmorillon - Député suppléant
GIBAULT René, Conseiller Général - Maire de Lusignan
GRASSET Bernard, Vice-Président du Conseil Régional – Maire de Rochefort
GREGOIRE Paul, Conseiller Général
GRELLIER Jean, Député
GUERIN Michel, Conseiller Municipal de Châtellerault
GUILLON Jean-Pierre, Conseiller Général
GUINANDIE Jeanine, Conseillère Générale
HUC Mariline, Conseillère Municipale d'Angoulême
JOLY Régine, Vice-Présidente du Conseil Régional
JOUANNET Paul, Maire de Juillé
JOUBERT Joseph, Conseiller Régional
LACHAUD Joël, Adjoint au Maire d'Angoulême
LALANDE Bernard, Conseiller Général – Maire de Montendre
LALLEMANT Michèle, Adjointe au Maire de Marans
LAMANT Françoise, Conseillère Municipale d'Angoulême
LARGEAUD Roger, Maire de Sainte Néomaye
LAVAUD Philippe, Vice-Président du Conseil Général - Maire d'Angoulême
LENNE Christian, Maire de Saint André sur Sèvre
LEROY Denis, Conseiller Général
LOUIS Didier, Conseiller Général
MACAIRE Jean-François, Vice-Président du Conseil Régional
MAHAUD Frédéric, Adjoint au Maire de Saintes
MAILLET-MARGAT Annie, Conseillère Municipale de Rochefort
MANDROUX Jean-Pierre, Conseiller Général et Adjoint au Maire de La Rochelle
MARTINEAU Isabelle, Conseillère Municipale de Rochefort
MAUSSET Véronique, Conseillère Municipale d'Angoulême
MAZIN Jean-Claude, Conseiller Général
MERCIER Jean-Michel, Conseiller Municipal de Montendre
MESNARD Françoise, Vice-Présidente du Conseil Régional
MISBERT Joël, Vice-Président du Conseil Général
MOUFFOKES Habib, Conseiller Municipal de La Rochelle
MOUTARDE Jean, Conseiller Municipal de Saint-Jean-d'Angely
NGOMBET Madeleine, Conseillère Régionale
OPIC Daniel, Vice-Président du Conseil Régional
PAILLER Sylvie, Conseillère Municipale de Chauvigny
PARADOT Wilfried, Conseiller Municipal de Couhé
PARATTE Jean-Marie, Conseiller Général - Maire de Buxerolles
PARNAUDEAU Marc, Conseiller Général
PARTAUD Philippe, Maire de Torxé
PETIT Jean-Jacques, Maire de Saint Léger de Montbrun
PESLERBE Laurent, Adjoint au Maire d'Angoulême
PEUDUPIN Brigitte, Adjointe au Maire de La Rochelle
PICHARD Isabelle, Conseillère Générale
PICHOT Olivier, Conseiller Municipal de Buxerolles
PINEAU Patrice,  Maire de Thouars – Conseiller Général
PRABONNAUD Bernard, Conseiller Municipal de Saint-Jean-d'Angely
PUY Alain, Conseiller Municipal de Buxerolles
QUERE Catherine, Députée
QUERE Jean-Yves, Conseiller Général
QUINTARD Jacques, Maire de Couture-d'Argenson
ROUGER James, Président de la CdCdu Pays de MATHA et Maire de Mons
ROUGER Jany, Maire de Saint-Jouin-de-Milly
ROUGER Jean, Maire de Saintes
ROUGER Paul, Maire de Haimps
ROUX Jacques, Maire de La Croix-Comtesse
ROY Joseph, Vice-Président de l'Agglomération de Rochefort
ROYER Yvan-Pierre,  Maire de Aubigné
RUAULT Marie-Andrée, Conseillère Régionale
SIMONÉ Maryline, Adjointe au Maire de La Rochelle
SOLA Margarita, 1ère adjointe de la Mairie de Saintes
SURBIER Josette, Conseillère Municipale de Saint-Hilaire-de-Villefranche
THENAUD Abel, Conseiller Municipal de Rochefort
THOUARD Michèle, Conseillère Municipale de Rochefort
TONDUSSON Brigitte, Vice-Présidente du Conseil Régional
TONDUSSON Joël, Conseiller Général
TUGAS Joseph-Marie, Adjoint au Maire de Souméras
TUGAS Marie-Noëlle, Adjointe au Maire de Montendre
TREMBLAIS Daniel, Maire de Lésigny
VALLET Mickaël, Maire de Marennes, Président du Pays Marennes Oléron
VERGNAUD Bernadette, Députée Européenne
WISS-VRIGNAUD Geneviève, Adjointe au Maire de Rochefort
ZOUBIR Fatiha, Conseillère Municipale de Buxerolles

Ségolène Royal, loin de la "guerre des chefs"

Depuis plus d'un an, Ségolène Royal poursuit son travail pour trouver des solutions cohérentes, justes et concrètes pour le bien de tous.

En se disant prête le 17 mai dernier, si les militants en décident ainsi, à assumer les fonctions de chef du Parti, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle est accusée de déclencher la "guerre des chefs". Ceux là même qui l'en accuse et qui clament haut et fort que "les militants en ont marre de la guerre des chefs" sont ceux là même qui reçoivent des ordres de "bien manoeuvrer" de la part "d'un simple militant socialiste" en exil doré à Washington.

En ce temps de préparation du congrès, certains manoeuvrent dans leur coin ou font appel à d'ancienns recettes qui ont montré leurs limites en ne passant pas l'examen du premier tour. Celle qui a su rassembler plus de 9 millions d'électeurs au premier tour et près de 17 millions au second tour invite les militants socialistes à s'emparer du débat à et à prendre la parole, grâce à une consultation participative ouverte à tous. Avec cette méthode, Ségolène Royal veut rendre le prochain congrès du PS utile à l'ensemble des français.

Alors que le Gouvernement Jospin avait fait voter l'inversement du calendrier électoral et souhaité le quinquennant, certains voudraient séparer l'orientation politique du congrès de l'élection présidentielle - élection majeure de notre régime -. Ces derniers veulent priver notre parti de la cohérence nécessaire avec le calendrier électoral qu'ils ont eux même mis en place au nom d'une ambition qui NE DIT PAS SON NOM.

Pourquoi Ségolène Royal préfère t-elle parler avec les militants plutôt qu'être dans la "guerre des chefs" ?

En pleine cohérence avec elle, Ségolène Royal souhaite parler aux militants comme elle s'est adressé aux français durant la campagne présidentielle avec les débats participatifs qui avaient mobilisés à l'époque plusieurs centaines de milliers de personnes. Parallèlement, elle souhaite poursuivre son oeuvre au service de la France, car l'un ne va pas sans l'autre.

Grâce à cette analyse citoyenne confrontée à celle des experts, des propositions et solutions justes et concrètes seront établis avec le concours de tous. Ces dernières permettront à Ségolène Royal, à son équipe et à tous les socialistes d’établir un projet fort et légitime pour le Parti Socialiste lui-même et pour la France.

Alors, loin de  la "guerre des chefs", celle qui a été désignée par plus de 60 % des militants socialistes pour les représenter à l'élection présidentielle travaille pour un Parti Socialiste rénové, fort, cohérent et prêt à gouverner la France !

Frédéric KLEIN - Animateur DDA 54
Cyrille COLLIN -  Co-animateur DDA68

19.05.2008

Ségolène Royal annonce sa candidature au Poste de Première Secrétaire du PS

A l'issue d'un atelier citoyen à La Bellevilloise, Ségolène ROYAL a annoncé sa candidature au poste de première secrétaire du Parti Socialiste dont le congrès se tiendra à Reims du 14 au 16 novembre prochain.

Suite à cette annonce, Ségolène ROYAL était invitée du 20h de France du samedi 17 mai 2008 et au micro de RTL ce matin

09.05.2008

"Bas salaires, une autre politique est possible"

Ci-dessous, Tribune de Ségolène Royal publié dans Le Monde daté du 10 mai.

7,1 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, au moins 1,5 millions de travailleurs pauvres qui sont surtout des travailleuses, précarisés par le temps partiel contraint ou l’intérim : notre système social ne protège plus contre le risque de pauvreté. Ce risque, loin de concerner une catégorie restreinte de personnes fragilisées, touche désormais des travailleurs qui se sentaient autrefois à l’abri, générant une insécurité sociale que reflète le pessimisme actuel des Français.

Contre la pérennisation d’un salariat de la misère et pour que tout travail soit justement rémunérateur, les socialistes ont soutenu dès 2005 la création d’un revenu de solidarité active (RSA), destiné à augmenter la rémunération des salariés pauvres. Il s’agissait dans notre esprit de compléter et de prolonger les effets bénéfiques de la prime pour l’emploi (PPE), créée en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin. Les efforts s’étaient alors concentrés sur les salariés à plein temps rémunérés à proximité du Smic. Ce choix demeure pertinent, mais il doit aujourd’hui être amplifié, notamment en direction des travailleurs à temps partiel et à trois-quarts temps, comme le proposait le RSA. Cela aurait également été l’occasion d’améliorer le fonctionnement et la lisibilité de la PPE, qui aujourd’hui est versée avec retard.

Or voici que l’on nous annonce que, loin de compléter la PPE, le RSA sera en réalité un dispositif consistant à déshabiller les salariés pauvres à temps plein pour habiller les salariés pauvres à temps partiel ! Cette imposture enlève au concept même de RSA tout son sens. Lors de son intervention télévisée du jeudi 24 avril, Nicolas Sarkozy a explicitement demandé aux salariés modestes bénéficiaires de la PPE de financer le nouveau dispositif, idée saugrenue que le Haut commissaire aux solidarités actives a malheureusement renoncé à contester. Ce sont aujourd’hui huit millions de travailleurs gagnant à peine plus que le salaire minimum et percevant la PPE qui sont menacés de perdre entre 20 et 150 € par mois ! Ironie cruelle de l’histoire, ceux qui accomplissent quelques heures supplémentaires perdront la faible hausse de pouvoir d’achat prétendument procuré par les mesures gouvernementales.

A ce stade du débat, il me semble urgent de dire halte à l’imposture et de définir quelle doit être, à mon sens, la position de la gauche vis-à-vis du RSA. Première condition : il est hors de question que cette réforme se fasse au détriment des bénéficiaires de la PPE. Deuxième condition : le nouveau dispositif doit – comme la PPE – prendre la forme d’un crédit d’impôt géré par l’administration fiscale, et non d’une allocation gérée comme les minima sociaux par les caisses d’allocations familiales. Les salariés rémunérés au Smic, qu’ils travaillent à temps plein ou à temps partiel, paient aujourd’hui plus de deux mois de salaire au titre de la TVA et un mois de salaire au titre de la CSG. Ce sont des contribuables dont il faut alléger la charge fiscale – et non des allocataires de revenus d’assistance. Que le nouveau dispositif ainsi refondu prenne le nom de PPE ou de RSA n’a guère d’importance, pourvu que ces conditions de fond soient satisfaites.

Au soir du premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait dit vouloir « parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés ». Aujourd’hui, 16 000 contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune se voient rembourser chaque année 350 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Mais ce sont ceux qui ont de petits revenus, les plus nombreux dans notre pays, qui paient le prix de l’austérité, alors qu’avec 15 milliards d’euros chaque année, le paquet fiscal aurait largement pu financer le RSA!

Au-delà de la question budgétaire, c’est également la philosophie du revenu de solidarité retenue par le gouvernement qui est profondément contestable. La lutte contre la pauvreté au travail et l’incitation à la reprise d’activité ne passent pas seulement par le complément entre salaire et prestation sociale. Une politique ambitieuse doit prendre en compte toutes les contraintes, y compris non monétaires, qui empêchent les demandeurs d’emploi de retrouver un travail décent.

Cela suppose d’abord un véritable accompagnement individualisé des bénéficiaires de minima sociaux. Aujourd'hui, moins de 35% des Rmistes sont suivis par l'ANPE. On ne peut pas continuer ainsi. Autre carence majeure, le dispositif proposé ne permettra pas de surmonter l’ensemble des freins à la reprise d’emploi : pourtant, les contraintes de santé, les difficultés de transport ou l'absence de modes de garde pour les bénéficiaires de l'allocation parent isolé, constituent des limites puissantes à l’acceptation d’un travail. Il faut en particulier créer un véritable service public de la petite enfance, dont l’absence limite l’accès des femmes au travail.

Enfin, la mise en œuvre du dispositif devrait s'accompagner d'engagements du côté des entreprises. En venant en aide aux travailleurs pauvres, le RSA ne doit pas se substituer à leur responsabilité sociale, tant sur les salaires que sur les formes de contrats de travail privilégiées. Faute de négociation avec les partenaires sociaux, la modération salariale va s’aggraver et le recours au temps partiel subi va s’accélérer, créant ainsi durablement des trappes à bas salaires.

Sur tous ces sujets, le gouvernement n'apporte aucune réponse. C’est la gauche qui, en 2000, a lancé ce vaste chantier de la revalorisation du travail et du pouvoir d’achat des salariés modestes. Si le gouvernement veut réellement compléter et améliorer le fonctionnement de ce dispositif, nous sommes prêts à y contribuer. Ne laissons pas dévoyer aujourd’hui cette belle idée : une autre politique est possible.

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