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30.06.2008
Combattre et proposer
Combattre et proposer, tel est le nom donné à la contribution participative présentée par Ségolène Royal ce samedi 28 juin 2008 à la Maison de la Chimie à Paris.
Plusieurs interventions ont ponctués ce rassemblement : Vincent Peillon, Thomas Piketty, Nadjat Belckacem, Jean-Pierre Mignard ou encore le délégué CFDT d'Arcelor Mittal et Karim de Cités d'Avenir.
Cette contribution sera déposée au Parti Socialiste pour le 2 juillet. Ainsi, nous vous invitons à la signer avant lundi soir (http://formulaire.congresutileetserein.com)
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13.06.2008
Présentation de la contribution suite à la démarche "Congrès utile et serein"
Chère amie, cher ami,
Nous t'invitons à venir participer le 28 Juin de 10H à 14H à
Une grande réunion de présentation de notre contribution avec Ségolène Royal
et tous ceux qui soutiennent la démarche "Congrès Utile et Serein"
à la Maison de la Chimie, 28 rue Saint Dominique Paris 7ème
Métro/RER Invalides, Bus N°63/69/83/93
Cette contribution, c'est d'abord la votre car vous l'avez construite
à travers plus de 2400 contributions et 220 réunions partout en France.
Et cette contribution, c'est aussi celle va permettre à tout le Parti Socialiste
d'avoir un congrès qui soit utile aux Français.
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08.06.2008
Préserver la liberté de parole dans nos débats
Communiqué de Najat Vallaud-Belkacem
Lundi 2 juin 2008
« La réunion des Reconstructeurs qui s'est tenue ce dimanche avait la noble ambition d'apporter une contribution nouvelle au débat d'idées qui s'engage au sein du Parti Socialiste. Je serai toujours la première à saluer de telles démarches.
L'expérience et la qualité des personnes présentes m'avaient laissé espérer que le débat, enfin, allait s'élever au-dessus des mesquineries personnelles pour atteindre une certaine dignité d'intention, une certaine hauteur intellectuelle.
Je constate avec déception qu'une fois de plus, certaines déclarations n'étaient rien d'autre que des flèches décochées contre Ségolène Royal, ses arguments, ses idées, ses mots, sa méthode.
Une attitude trop souvent répétée qui est à mon sens profondément destructrice pour l'avenir de notre parti et la reconstruction idéologique de la gauche française.
Je regrette en particulier le mépris si souvent exprimé envers la démocratie participative qui constitue pourtant un progrès essentiel dans les liens de confiance que nous essayons tous de construire avec nos concitoyens.
Ce n'est pas faire preuve de faiblesse ou manquer de vision politique, en effet, que d'inviter à la réflexion collective l'ensemble de celles et de ceux qui se sentent concernés par l'avenir de notre parti. Bien au contraire.
C'est tout simplement écouter la voix de ces milliers de citoyens qui refusent l'allégeance à un clan comme préalable au droit de prendre la parole.
Le débat d'idées dont nous avons besoin ne peut se passer de cette liberté.
J'espère sincèrement que chacun, au Parti Socialiste, comprendra que la démocratie participative ne relève pas d'une stratégie de conquête, mais du respect d'un principe démocratique élémentaire.
Pour un socialisme vraiment moderne, libérons la parole au lieu de la confisquer ! »
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05.06.2008
Ce que j’ai toujours dit sur la question du libéralisme et ce que je redis
CITATIONS
1) « Dimanche + », le 25 mai 2008
Donc ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est comment, avec de nouvelles règles et de nouveaux principes,on garantit à chacun l’accès au bien public collectif, c'est-à-dire manger, se loger, s’éduquer, se soigner et travailler ou être utile aux autres. Donc dès lors que l’on pourra garantir à chacun, d’abord en France mais aussi à l’échelle planétaire, ces fondements même de la dignité humaine, alors le socialisme aura réalisé un idéal (... ). »
« (…) Ce que je pense, simplement, c’est qu’il y a déjà beaucoup à faire pour redonner de la modernité, un nouveau souffle au socialisme. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l’héritage des droits et des libertés individuelles. Les socialistes et la gauche sont issus de la déclaration de 1789, de la Convention européenne de droits de l’Homme, du combat de JAURES pour DREYFUS, du combat de François MITTERRAND et de BADINTER contre la peine de mort, donc les droits et les libertés individuelles font partie de notre patrimoine commun. C’est très important, faut-il aller donc jusqu’à réhabiliter ce mot de libéralisme ? Non ! (…) »
« (…) Le mot libéralisme a des connotations positives dans certains autres pays, par rapport aux Etats-Unis. En France, non. Il est tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts et d’écrasement des bas salaires, d’insécurité, de creusement des inégalités et donc de violence, qu’il fournit de la violence (…). »
(…) Ce qu’a dit Jaurès sur la question est très important parce que c’est très moderne. Ça reste très moderne, parce qu’il avait déjà intégré cet héritage-là, des droits et des libertés individuelles, au socialisme… mais agrandi à la dimension sociale de l’homme. Et aujourd’hui qu’est-ce qu’il nous manque dans le monde dans lequel nous sommes, par rapport à toutes ces souffrances, par rapport à ces 5 euros, qu’est-ce qui nous manque ? Il nous manque du social, et les socialistes ne sont pas pour le social contre l’économique, ils pensent que l’un ne va pas sans l’autre (…). »
2) Le Point du 27 mars 2008
« Mais si vous appelez libéralisme cette idéologie du laisser-faire, du laisser-aller, alors oui, le socialisme ne mange pas de ce pain-là (…). »
« La bonne question est : que fait-on pour que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée à une société prise en otage par les intérêts particuliers, mais pour qu’ils servent au bien-être de tous ? Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge. On attend de nous une autre façon de produire les richesses et de les distribuer. On me disait par exemple qu’il était impossible de conditionner les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser ou de licencier en cas de bénéfices ; je l’ai fait en Poitou-Charentes et nous sommes aujourd’hui l’une des régions mieux placées en termes de créations d’entreprises ! »
3) Maintenant, Ségolène Royal répond à Marie-Françoise Colombani, Hachette Littératures, mars 2007
(...) Mais si vous entendez par libéralisme cette conception de l'économie, je dirais même ce dogme ou cette idéologie, qui confie aux marchés, et aux marchés seulement, la régulation des sociétés, alors, oui, je pense que le libéralisme est l'ennemi de la justice sociale."
COMMENTAIRES
Sur le « libéralisme »
Une chose est de « ne pas jeter l’opprobre » sur le mot, mot qui a eu un sens face aux despotismes et au totalitarisme, notamment collectiviste, une autre est d’en faire aujourd’hui son étendard et de se l’approprier au point d’affaiblir le socialisme.
Le mot « libéral » a un sens, et ce sens, c’est celui que nos adversaires lui ont donné. Le libéralisme a été préempté par une droite dure et, aujourd’hui, c’est le mot d’un capitalisme inquiétant, même lorsqu’il n’est pas accompagné du terme d’ « ultra ».
Les libertés politiques et les droits de l’homme sont intégrés dans le socialisme démocratique depuis bien longtemps. Il est donc inutile de se dire libéral. C’est une source de confusion et c’est dangereux.
La modernité politique ne passe pas par l’acceptation d’un libéralisme qui, à force de déréglementation, symbolise la perte de repères et l’écrasement de la personne humaine. Elle passe par la définition d’un socialisme du 21ème siècle, qui aille au-delà de simples ajustements à la marge des méfaits du libéralisme.
Notre désaccord avec la droite porte sur la protection des libertés et la définition de nouveaux droits, mais aussi sur la politique économique et sociale (paquet fiscal, franchises médicales, casse de l'éducation nationale, abolition des 35h, retraites…).
Se dire libéral et socialiste, c’est laisser croire que le socialisme ne parle pas de l’individu, de la liberté ou de l’efficacité économique et qu’il a besoin pour cela de l’apport du libéralisme. Or rien n’est plus faux.
Car être socialiste, c’est :
- voir que les services collectifs rendent les individus plus forts et d’une certaine façon plus libres (comment être libre quand on n’arrive pas à se loger, à se nourrir, ou quand on sort du système scolaire sans qualification ?) ;
- mettre les sécurités et la solidarité au service de la libération des énergies et de la prise de risque (comment avoir l’esprit d’entreprise quand on vit dans l’incertitude et la précarité ?);
- faire de la lutte contre les inégalités un moyen pour que chacun contribue à la richesse du pays et à sa compétitivité (comment se priver du dynamisme des jeunes des quartiers populaires ?) ;
Le socialisme n’a pas besoin de se dire libéral. En luttant contre les inégalités, il réalise, lui, la promesse de liberté que ne tient pas le libéralisme. Le socialisme est un dépassement du libéralisme et pas une doctrine d’appoint.
Sur la question du Parti et des alliances
Le parti socialiste doit être un centre de gravité pour la gauche. Une fois qu’il aura réaffirmé ses valeurs et défini son projet, tous ceux qui partageront ses ambitions, à gauche comme au centre, pourront nouer des alliances avec lui.
20:44 Publié dans Interventions de Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.06.2008
Ségolène Royal sur France Inter et en interview dans "Libération"
Suite à l'intervention de Nicolas Sarkozy sur Europe 1 mardi matin, Ségolène Royal était sur les ondes de France Inter pour réagir aux annonces présidentielles.
21:17 Publié dans Interventions de Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note