01.02.2009
Nous avons fait nombre !
Arrivée sur la place Stan à 14 h 00 quasi-pile. Petite déception en arrivant par l’arc Héré, la place paraît un peu vide, clairsemée. Moment d’angoisse et de solitude, quand on s’est dit et répété depuis 2 jours que ça allait être une mobilisation sans précédent. Et pourtant, très vite, on vérifie que les apparences sont trompeuses… car ça a déjà commencé à monter le long de la rue Stan… Même déjà au-delà de la rue d’Amerval… Petite pause café-clope pour patienter, et nous voilà à 14 h 45 entre le début de la rue Stan et la statue de not’bon duc… Encore 30 minutes d’attente, et on démarre vraiment. D’abord de petits pas, puis une vraie marche, sous le soleil et dans le froid…
Donc, il y a du monde, c’est certain !!! Ouf, un premier objectif atteint ! Les syndicats sont là, les politiques aussi (belle représentation des élus et militants PS), les jeunes, les moins jeunes, les hospitaliers, les enseignants, des « gens du privé »…
Passée la (bonne) surprise du nombre, deux autres faits me marquent :
D’abord, le sourire des gens aux fenêtres et sur les trottoirs… oui, il y a de la bienveillance dans ces regards… Et ensuite, il y a « le silence » dans les rangs des manifestants… bien sûr, il y a quelques sifflets, quelques sirènes syndicales (plus loin de mes oreilles, s’il vous plait, les copains de la CGT la prochaine fois, merci !!!), il y a quelques slogans… mais dans l’ensemble, il n’y a pas ces grandes vagues de revendications scandées haut et fort… comme si, face à l’enjeu, nous avions, instinctivement décidé de rester silencieux et dignes.
Alors, oui, nous avons fait nombre, oui, nous nous sommes montrés responsables, conscients de la situation et de la crise, oui, nous avons montré notre détermination…
Mais que va nous montrer en retour le gouvernement ? Probablement rien, englué dans son aveuglement idéologique, son néo-conservatisme libéral, dont on sait les dégâts aujourd’hui mais qui nous a été promis depuis 2007 (rendons justice au gouvernement : il a fait ce qu’il avait dit et comme il n’a pas encore fait tout ce qu’il avait dit, on peut se préparer…).
Une pancarte a retenu mon attention : d’un coté : « Sarkozy, le mépris des Français », de l’autre « Sarkozy, la méprise pour les Français ». Elle résume bien la situation : d’un coté, des électeurs trahis qui ont été assez naïfs pour croire à des belles paroles, plus faciles à entendre que celles, responsables, de notre candidate en 2007, de l’autre un président qui est comme un enfant « m’as-tu-vu » qui exhibe ses jouets et ses soldats de plomb et dont l’attitude sonne comme une gifle pour une majorité d’entre nous.
Que ce défilé soit la marque du fait que ceux qui avait été faibles et influencés par de belles paroles (hypocrites…) ne le sont plus, la marque que ceux qui avaient refusé de se laisser prendre au piège des promesses politiciennes de circonstances ne sont pas abusés et surtout la marque d’une mobilisation sans faille qui nous mènera dans l’unité derrière la ou le meilleur(e) d’entre nous aux prochaines échéances nationales.
Jean-Philippe GURECKI
15:36 Publié dans Contributions de militants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Les syndicats étaient unis et doivent le rester, souhaitons qu'il en soit ainsi pour le 19 mars !
Ecrit par : désirs d'avenir | 21.02.2009
Les syndicats ne representent qu'une minorité bruyante de fonctionnaires, et ont pourtant un pouvoir de nuisance important. Ces "roitelets communistes" ont, en effet, la main sur les secteurs clef que sont l'Education nationale, l'EDF, la SNCF, la RATP, etc. et bloquent la France quand ils le veulent. Ce n'est pas N.Sarkozy qui Y changera quoique ce soit...car la Droite française se distingue surtout par sa faiblesse devant l'adversitépolitique !
La France est un des derniers pays "Communiste" au monde, avec la Corée du Nord et Cuba...il n'y a pas de quoi être français !
Ecrit par : Gébé | 22.02.2009
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