25.02.2009

Réactions suite au déplacement de Ségolène Royal en Guadeloupe

Comme il l'a été annoncé dans le précédent billet, Ségolène Royal a fait le déplacement en Guadeloupe à la demande du maire de Pointe à Pitre afin d'assister aux obséques du syndicaliste Jacques Bino et de mesurer l'ampleur du problème... Et ce alors qu'aucun représentant de l'Etat n'a été ou n'est présent aux obséques du syndicaliste et aux négociations actuelles.

Les réactions  du gouvernement en particulier et plus généralement de l'UMP ne sont pas fait attendre. Tout comme celles du MEDEF que nous dénonçons. A ce sujet, voici la déclaration de Delphine Batho.

Nous dénonçons la violence inouïe des déclarations du Medef contre Ségolène Royal exigeant "qu'elle se casse".

Après l'UMP, c'est donc au tour du syndicat des profiteurs de littéralement "péter les plombs". Mais ne lui en déplaise, le Medef n'est pas propriétaire de la Guadeloupe.

Tout cela est symptomatique de l'attitude d'un patronat qui, après avoir fait rappeler Jego à Paris, bloque ostensiblement toute sortie de crise.

Qu'attend l'UMP pour se désolidariser de ces extrémistes ?
Pourquoi le gouvernement n'est-il pas aux côtés des salariés dans les négociations ? Pourquoi est-il physiquement absent et donne-t-il  l'impression de jouer le pourrissement ?

Il est temps que la droite clarifie une fois pour toutes ses relations avec les quelques patrons qui asphyxient la Guadeloupe.

Toujours sur le sujet de l'Outre Mer, la gestion de problème est un échec pour le gouvernement. Ci-dessous, la déclaration de Najat Vallaud-Belckacem.

Ségolène Royal assistait ce dimanche aux obséques du syndicaliste Jacques Bino. Qu'une responsable politique de premier plan participe ainsi à l'apaisement de la crise devrait être salué par tous, à commencer par le gouvernement qui n'a, lui, plus les moyens d'adresser un message de solidarité et d'amitié aux populations d'outre mer. Au contraire, l'UMP a préféré jouer la carte politicienne en déniant le droit à la parole et la liberté d'agir à une élue de la république dont chacun reconnait sur ce sujet la grande compétence et la rare legitimité.

La réalité c'est qu'à cet instant de la crise, plus aucun membre de la majorité presidentielle ne pouvait décemment se rendre à ces obséques sans mettre le feu aux poudres. C'est un échec grave pour la république dont les représentants, à force de mepris et de  dilettantisme, ont pris le risque de perdre un nouveau territoire. C'est cela que Ségolene Royal a voulu éviter et c'est cela qu'on ne lui pardonne pas. A moins que ce soit tout simplement d'avoir occupé la place qui aurait du être celle d'un Président de la République.

Que le gouvernement prenne ses responsabilités, la lâcheté ne saurait tenir lieu de programme pour les Antilles.

Ci-dessous, vous trouverez la déclaration de Jacques Bangou du 23 février (Maire de Pointe-à-Pitre) sur la présence de Ségolène Royal en Guadeloupe :

"Au terme d’une visite de trois jours en Guadeloupe de Ségolène Royal venue rendre hommage au syndicaliste Jcaques Bino tué en plein cœur de la crise sociale que travers notre pays, je tiens à saleur le courage de sa présence.

J’ai dit, et je le répète, que je préfère la présence de politiques solidaires des Guadeloupéens, quelle que soit leur étiquette, qu’ils soient José Bové, Olivier Besancenot, Taubira Delanon ou Ségolène Royal, que le silence méprisant et l’absence sur le terrain de ceux qui nous gouvernent.

Si certains se posent des questions, la population, elle, a tranché. Partout, des témoignages spontanés expriment à Ségolène Royal de la reconnaissance pour sa présence."

Enfin, Ségolène Royal était ce matin (24 février 2009) en duplex de Guadeloupe sur France Info.

Commentaires

Le moins qu'aît pu faire, Ségolène Royal, femme de gauche, qui n'a par ailleurs pas l'habitude de s'inviter là où on ne l'attend pas, avec des hordes de policiers, aux frais des contribuables, c'est de répondre favorablement aux maire de point à pitre et aux syndicalistes locaux qui l'avaient priée de venir pour relancer, à tort ou à raison, le dialogue...

Ce que les gens qui critiquent Royal oublient, c'est de dire que la personne morte aussi été assassinée par l'indifférence de nos gouvernants qui ont préféré laisser pourrir le conflit avant d'intervenir.

Marquant ainsi sa solidarité, notre solidarité avec les antillais, Ségolène Royal aura eu le mérite de mettre avec courage le doigt sur une situation que tentait d'étouffer nos gouvernants...

Ecrit par : désirs d'avenir | 26.02.2009

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