20.03.2009

Ségolène Royal s'impose comme le leader politique du mouvement social

Finalement on aura entendu que Ségolène Royal dans le concert des revendications sociales. Sa voix porte parce qu'elle est respectée par les organisations syndicales qui savent qu'elle est à leur côté depuis déjà longtemps, qu'elle ne les a pas abandonnés, je pense à Gandrange par exemple, et qu'elle respecte sa parole.
De plus dans sa région elle fait la politique par la preuve en agissant socialement et efficacement contre la crise en permettant, par exemple, de suspendre un plan social de l'usine Fabris en mettant en place un dialogue social jusque là inexistant.
Elle n'hésite pas non plus à se rendre au côté des syndicalistes du LKP lorsqu'il s'agit de défendre la dignité du combat social en mettant fin aux privilèges extravagants qui persistent encore de nos jours.

Elle s'impose aussi par son discours audible et compréhensible auprès des français. Elle parle concrètement des mesures à prendre et appelle le gouvernement à faire autrement. Elle met le pression sur ce gouvernement qui se permet de baisser les impôts des plus riches en ces périodes troubles tout en demandant aux autres de se serrer la ceinture. Entendre par exemple la ministre de l'économie nous dire que le gaz va baisser de 11% au 1er avril montre combien ce gouvernement fait passer le profit des actionnaires avant celui de son peuple. Le Gaz on va moins l'utiliser au sortir de l'hiver et si on peut baisser massivement le prix c'est que l'année dernière on l'avait augmenté massivement de 25%! Alors que le prix du pétrole baissait.
C'est cette injustice fiscale et sociale que Ségolène Royal dénonce sans relâche depuis toujours. Cela lui vaut d'être taxée de populiste parce qu'elle défend les intérêts du peuple contre celui des financiers et des puissants pour lesquels le gouvernement accoure bien vite à leur secours.

Enfin dans l'opposition on n'entend qu'elle. Où est Martine? Il paraitrait qu'elle se défend d'utiliser les médias pour ne pas exposer son image. Mais ce n'est pas ce qu'on lui demande. On lui demande d'être à nos côtés et de prendre des risques comme le fait Ségolène Royal. Lorsqu'on s'expose on prend le risque d'être critiquée par les adversaires, normal, et aussi par son camp qui trouve qu'on en fait trop. Pourtant le peuple attend que les revendications sociales trouvent un débouché politique pour être concrètement appliquées. On ne peut pas qualifier Ségolène Royal de démagogie puisqu'elle applique dans sa région une politique très efficace et fait ainsi la preuve qu'une autre politique est possible.

Manuel

01.02.2009

Nous avons fait nombre !

Arrivée sur la place Stan à 14 h 00 quasi-pile. Petite déception en arrivant par l’arc Héré, la place paraît un peu vide, clairsemée. Moment d’angoisse et de solitude, quand on s’est dit et répété depuis 2 jours que ça allait être une mobilisation sans précédent. Et pourtant, très vite, on vérifie que les apparences sont trompeuses… car ça a déjà commencé à monter le long de la rue Stan… Même déjà au-delà de la rue d’Amerval… Petite pause café-clope pour patienter, et nous voilà à 14 h 45 entre le début de la rue Stan et la statue de not’bon duc… Encore 30 minutes d’attente, et on démarre vraiment. D’abord de petits pas, puis une vraie marche, sous le soleil et dans le froid…

Donc, il y a du monde, c’est certain !!! Ouf, un premier objectif atteint ! Les syndicats sont là, les politiques aussi (belle représentation des élus et militants PS), les jeunes, les moins jeunes, les hospitaliers, les enseignants, des « gens du privé »…

Passée la (bonne) surprise du nombre, deux autres faits me marquent :

D’abord, le sourire des gens aux fenêtres et sur les trottoirs… oui, il y a de la bienveillance dans ces regards… Et ensuite, il y a « le silence » dans les rangs des manifestants… bien sûr, il y a quelques sifflets, quelques sirènes syndicales (plus loin de mes oreilles, s’il vous plait, les copains de la CGT la prochaine fois, merci !!!), il y a quelques slogans… mais dans l’ensemble, il n’y a pas ces grandes vagues de revendications scandées haut et fort… comme si, face à l’enjeu, nous avions, instinctivement décidé de rester silencieux et dignes.

Alors, oui, nous avons fait nombre, oui, nous nous sommes montrés responsables, conscients de la situation et de la crise, oui, nous avons montré notre détermination…

Mais que va nous montrer en retour le gouvernement ? Probablement rien, englué dans son aveuglement idéologique, son néo-conservatisme libéral, dont on sait les dégâts aujourd’hui mais qui nous a été promis depuis 2007 (rendons justice au gouvernement : il a fait ce qu’il avait dit et comme il n’a pas encore fait tout ce qu’il avait dit, on peut se préparer…).

Une pancarte a retenu mon attention : d’un coté : « Sarkozy, le mépris des Français », de l’autre « Sarkozy, la méprise pour les Français ». Elle résume bien la situation : d’un coté, des électeurs trahis qui ont été assez naïfs pour croire à des belles paroles, plus faciles à entendre que celles, responsables, de notre candidate en 2007, de l’autre un président qui est comme un enfant « m’as-tu-vu » qui exhibe ses jouets et ses soldats de plomb et dont l’attitude sonne comme une gifle pour une majorité d’entre nous.

Que ce défilé soit la marque du fait que ceux qui avait été faibles et influencés par de belles paroles (hypocrites…) ne le sont plus, la marque que ceux qui avaient refusé de se laisser prendre au piège des promesses politiciennes de circonstances ne sont pas abusés et surtout la marque d’une mobilisation sans faille qui nous mènera dans l’unité derrière la ou le meilleur(e) d’entre nous aux prochaines échéances nationales.

Jean-Philippe GURECKI

11.01.2009

Les "nouveaux pauvres" de 2008

Ci-dessous, contribution d'un militant sur les "nouveaux pauvres" de 2008.

Etat de la situation

A la mi-novembre 2008, les pauvres frappant à la porte des associations sont de nouvelles populations : retraités, salariés, étudiants, petits patrons en faillite…
Ils vont rejoindre les 7,9 millions de pauvres (2006) dont le niveau de vie est inférieur à 880 euros par mois (c’est le seuil européen de pauvreté : 60% du niveau de vie médian).

Le taux de pauvreté en France est de 13,2% en 2006 : il est en progression depuis 2004.
Les premiers publics touchés sont : les familles monoparentales (1/3 d’entre elles) ; les couples avec 3 enfants ou plus (20%= ; les personnes seules (17%).
La pauvreté vise particulièrement les 18-24 ans.

Alors qu’hier la pauvreté était liée à l’inactivité, elle s’est à présent rapprochée du salariat. La France compte 1,7 million de travailleurs pauvres soit 7% des actifs. Le phénomène est lié à la montée du temps partiel et de l’emploi instable.

Petit historique de la progression de la lutte politique contre la pauvreté :

  • Le minimum vieillesse apparaît en 1956 pour les travailleurs n’ayant pas acquis assez de droits
  • L’allocation de parent isolé apparaît en 1976
  • Jusqu’aux années 1980, on lutte contre la pauvreté par des aides ciblées
  • La forte hausse des demandeurs d’emploi conduit à une réforme de l’indemnisation du chômage et pousse en 1984 à la création de l’allocation spécifique de solidarité (ASS). La même année apparaît la première ligne budgétaire spécifique de lutte contre la pauvreté. Les « nouveaux pauvres » sont alors les victimes de plans de licenciement et les jeunes
  • Le 1er décembre 1988 naît le RMI destiné aux personnes de plus de 25 ans
  • En 1998, c’est la loi relative à la lutte contre les exclusions
  • En 2007, Sarkozy affirme réduire d’1/.3 en 5 ans la pauvreté
  • On tentera d’installer en 2009 le RSA

Noël Nel