04.04.2009

Communiqué de presse de Najar VALLAUD-BELKACEM

Communiqué de presse de Najat ValLaud-Belkacem

 

Adjointe au Maire de Lyon,Conseillère Générale du Rhône

Secrétaire Nationale du PS aux questions de société

 

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Objet : Réaction aux propositions d’Arnaud Montebourg sur la désignation du candidat socialiste à la prochaine élection présidentielle.


« Je me réjouis des propositions formulées par Arnaud Montebourg car elles répondent à un enjeu majeur pour le Parti, tout en accélérant la réflexion collective qui doit aboutir à des propositions concrètes lors de la convention de la rénovation prévue à l’automne.

 

Assumer dès maintenant l’élection présidentielle de 2012 comme une échéance qui doit structurer la vie du parti, se doter au plus vite de règles du jeu acceptées par tous, nous assurer de la plus grande légitimité possible pour le ou la future candidate et ouvrir très largement le Parti à toute la diversité de la société française : voilà autant d’objectifs que je partage pleinement avec les auteurs du rapport.

 

Je suis heureuse aussi qu’une telle proposition paraisse aujourd’hui en mesure de rassembler dans la sérénité une très large majorité de responsables et de militants dans le Parti. Une page se tourne. »

25.02.2009

Réactions suite au déplacement de Ségolène Royal en Guadeloupe

Comme il l'a été annoncé dans le précédent billet, Ségolène Royal a fait le déplacement en Guadeloupe à la demande du maire de Pointe à Pitre afin d'assister aux obséques du syndicaliste Jacques Bino et de mesurer l'ampleur du problème... Et ce alors qu'aucun représentant de l'Etat n'a été ou n'est présent aux obséques du syndicaliste et aux négociations actuelles.

Les réactions  du gouvernement en particulier et plus généralement de l'UMP ne sont pas fait attendre. Tout comme celles du MEDEF que nous dénonçons. A ce sujet, voici la déclaration de Delphine Batho.

Nous dénonçons la violence inouïe des déclarations du Medef contre Ségolène Royal exigeant "qu'elle se casse".

Après l'UMP, c'est donc au tour du syndicat des profiteurs de littéralement "péter les plombs". Mais ne lui en déplaise, le Medef n'est pas propriétaire de la Guadeloupe.

Tout cela est symptomatique de l'attitude d'un patronat qui, après avoir fait rappeler Jego à Paris, bloque ostensiblement toute sortie de crise.

Qu'attend l'UMP pour se désolidariser de ces extrémistes ?
Pourquoi le gouvernement n'est-il pas aux côtés des salariés dans les négociations ? Pourquoi est-il physiquement absent et donne-t-il  l'impression de jouer le pourrissement ?

Il est temps que la droite clarifie une fois pour toutes ses relations avec les quelques patrons qui asphyxient la Guadeloupe.

Toujours sur le sujet de l'Outre Mer, la gestion de problème est un échec pour le gouvernement. Ci-dessous, la déclaration de Najat Vallaud-Belckacem.

Ségolène Royal assistait ce dimanche aux obséques du syndicaliste Jacques Bino. Qu'une responsable politique de premier plan participe ainsi à l'apaisement de la crise devrait être salué par tous, à commencer par le gouvernement qui n'a, lui, plus les moyens d'adresser un message de solidarité et d'amitié aux populations d'outre mer. Au contraire, l'UMP a préféré jouer la carte politicienne en déniant le droit à la parole et la liberté d'agir à une élue de la république dont chacun reconnait sur ce sujet la grande compétence et la rare legitimité.

La réalité c'est qu'à cet instant de la crise, plus aucun membre de la majorité presidentielle ne pouvait décemment se rendre à ces obséques sans mettre le feu aux poudres. C'est un échec grave pour la république dont les représentants, à force de mepris et de  dilettantisme, ont pris le risque de perdre un nouveau territoire. C'est cela que Ségolene Royal a voulu éviter et c'est cela qu'on ne lui pardonne pas. A moins que ce soit tout simplement d'avoir occupé la place qui aurait du être celle d'un Président de la République.

Que le gouvernement prenne ses responsabilités, la lâcheté ne saurait tenir lieu de programme pour les Antilles.

Ci-dessous, vous trouverez la déclaration de Jacques Bangou du 23 février (Maire de Pointe-à-Pitre) sur la présence de Ségolène Royal en Guadeloupe :

"Au terme d’une visite de trois jours en Guadeloupe de Ségolène Royal venue rendre hommage au syndicaliste Jcaques Bino tué en plein cœur de la crise sociale que travers notre pays, je tiens à saleur le courage de sa présence.

J’ai dit, et je le répète, que je préfère la présence de politiques solidaires des Guadeloupéens, quelle que soit leur étiquette, qu’ils soient José Bové, Olivier Besancenot, Taubira Delanon ou Ségolène Royal, que le silence méprisant et l’absence sur le terrain de ceux qui nous gouvernent.

Si certains se posent des questions, la population, elle, a tranché. Partout, des témoignages spontanés expriment à Ségolène Royal de la reconnaissance pour sa présence."

Enfin, Ségolène Royal était ce matin (24 février 2009) en duplex de Guadeloupe sur France Info.

16.02.2009

Précisions sur le financement de Désirs d'Avenir

Chères amies, chers amis,


Depuis un certain nombre de jours M. Woerth, ministre du Budget, insinue que Désirs d’avenir ne respecterait pas la loi sur le financement des partis politiques du 11 mars 1988. Le ministre insinue tout aussi ouvertement que Pierre Bergé financerait notre association en s’écartant des prescriptions de la loi.

A l'évidence, Ségolène Royal est la cible de cette campagne insidieuse lancée, sans aucune raison, comme un pauvre contre-feu à la montée du mécontentement contre Nicolas Sarkozy. C'est ce que le Général de Gaulle appelait un « lancé de bombes puantes ». Ces insinuations sont inacceptables. Elles visent à porter atteinte à l’honneur et à la considération de l’association C’est pourquoi le Conseil d’administration de Désirs d’avenir, réuni le 2 février 2009, fait les observations suivantes qu’il rend publiques.

En octobre 2008, Désirs d’avenir a renoncé au régime de défiscalisation de la loi de 1988 en vertu de laquelle seules les personnes physiques peuvent faire un don d’un montant maximum de 7 500 euros. Les dons de personnes morales sont interdits.

La période électorale était loin et aucune autre ne se profilait.

L’émission de milliers de reçus surtout - jusqu’à 15 000 - était devenue une tâche lourde et trop accaparante pour nos moyens. C’est ce qui a motivé la décision de changer de régime juridique de financement.

Désirs d’avenir n’a jamais reçu de don supérieur à 7 500 euros ni de don de personne morale durant toute la période où l’association était soumise à la loi de mars 1988. Son financement a été parfaitement régulier.

Désirs d’avenir règle un loyer pour les lieux qu'elle occupe dans le local de l'association de notre ami Pierre Bergé.

Ses comptes sont approuvés par un expert comptable et certifiés par un commissaire aux comptes. Ils seront remis à la Commission nationale de financement des partis politiques dans les délais prévus par la loi.

Désirs d’avenir n’a donc en aucune façon reçu de dons en violation de la loi de la part de M. Bergé lequel, s’il est notoirement riche, présente néanmoins la caractéristique presque unique en France de consacrer une partie de ses moyens financiers à des causes sociales et humaines, ce qui lui vaut d’être, aussi, riche de l’estime de ses semblables.

Désirs d’avenir s’élève contre cette tentative lourde et insistante d’un membre du gouvernement de faire pression sur une commission nationale de contrôle indépendante. Cette attitude inadmissible de la part d’un membre du gouvernement s’inscrit dans un contexte général de quadrillage des institutions.

Désirs d’avenir s’étonne enfin que le ministre puisse prétendre que si l’association n’était plus soumise à la loi de 1988, elle devrait renoncer à toute expression politique.

Cette opinion méconnait de manière flagrante les droits constitutionnels les plus fondamentaux en vertu desquels l’expression politique est libre et n’est soumise à aucune forme juridique particulière. Au nom de cette doctrine, des milliers d’associations ne pourraient plus intervenir dans le champ politique et même sur des sujets d’intérêt général entrant, par définition, dans le champ politique.

On rappellera sans qu’il soit besoin d’en rajouter sur son impartialité que le ministre du Budget est trésorier national de l'UMP, après avoir été celui du RPR.

Le Conseil d’administration de Désirs d’avenir

03.11.2008

Interview de Ségolène Royal dans "Le Parisien"

La crise ne sonne-t-elle pas l’heure, à droite comme à gauche, des personnalités fortes et pragmatiques ?

Ségolène Royal. Les Français découvrent que les hauts dirigeants des entreprises et de la finance internationale ont emmené le système dans le mur. Pour changer la donne et le rapport de forces afin que la crise serve à quelque chose il va falloir, oui, beaucoup de courage, un esprit visionnaire et aussi ne pas être lié aux puissances d’argent.

Face à la rapidité de mutation du capitalisme, les socialistes n’ont-ils pas, à chaque fois, un métro de retard ?

Pas toujours !… Souvenez-vous de ce que j’avais dit pendant la campagne présidentielle et qui m’a valu parfois tant de sarcasmes : je parlais des rémunérations excessives des traders, du nécessaire recentrage des banques sur leur coeur de métier, de l’interdiction des paradis fiscaux, de la création de fonds public d’aides aux PME, de la sécurisation des salariés comme instrument majeur de l’efficacité des entreprises. Je n’étais absolument pas en retard, bien au contraire. En revanche, on ne peut que constater l’échec cinglant de la politique économique de la droite depuis un an et demi. Une politique qui se résume au bouclier fiscal, c’est-à-dire à un avantage aux rentiers.

Le PS n’a donc pas, selon vous, à revoir son logiciel, à aller plus loin ?

Bien sûr qu’il faut aller plus loin, et certainement pas en revenant aux idées de la social-démocratie , et encore moins aux idées libérales ! La social-démocratie a été opérationnelle à un moment donné de l’histoire. Mais comment ne pas constater qu’elle a été tenue en échec dans plusieurs pays européens ? Pourquoi ? Parce qu’il faut un Etat préventif qui change les rapports de force et non pas, comme dans la social-démocratie, un Etat secouriste qui ne remet pas en cause le système. Quand j’entends certains socialistes vanter les vertus en 2008 du modèle social-démocrate, je suis stupéfaite, car c’est un modèle périmé. C’est un nouveau modèle qu’il faut inventer. Avec une lucidité radicale sur de nombreux sujets…

Lesquels ?

Il faut, par exemple, obliger les entreprises qui font des bénéfices à rembourser tous les fonds publics afin de stopper les délocalisations et les licenciements. Je l’ai fait dans la région que je préside. Il est urgent de le faire à l’échelle nationale car des entreprises profitent actuellement de la crise voyez le comportement scandaleux d’ArcelorMittal en Lorraine pour accélérer certaines délocalisations. J’insiste : quand des entreprises se comportent mal, il faut être avec elles radical et, à l’inverse, tout faire pour sécuriser les PME innovantes en facilitant des compromis sociaux entre salariés et employeurs afin que tous défendent ensemble l’intérêt de l’entreprise.

C’est cela, le socialisme ?

Oui. C’est le socialisme du XXI e siècle, revisité à la lumière des immenses défis d’aujourd’hui. Une pensée politique doit toujours être en mouvement. Avec un certain nombre de repères intangibles.

Et c’est quoi « le » repère intangible du socialisme ?

C’est vouloir humaniser le monde. Regardez comment il en a besoin, le monde aujourd’hui ! L’Amérique de Bush a pensé et Nicolas Sarkozy reste fasciné par ce modèle-là que ce qui crée la richesse, ce n’est pas le travail bien payé mais la société de consommation à tout-va, fondée sur le surendettement des ménages, juteux pour les banques. Résultats : la crise planétaire, les salaires des équipes dirigeantes multipliées par dix en dix ans, les inégalités qui se creusent. Le salaire moyen des 50 patrons français les mieux payés a augmenté de 20 % durant la seule année 2007 et, pendant ce temps-là, la moitié des cadres a perdu du pouvoir d’achat. Or si les cadres sont démotivés, ça va très mal se passer dans les entreprises ! On ne va pas attendre trois ans comme cela. Il faut que Sarkozy rectifie la trajectoire. Seule une pression de l’opinion et un PS à l’offensive pourront l’y forcer. Les salariés désespérés de la Camif avec lesquels j’étais vendredi, qui voient les milliards pour les banques et rien pour eux, me disaient : « Sarkozy, avec de telles fautes professionnelles, mérite un préavis de licenciement pour 2012 ! »

Si votre motion obtient une majorité relative des suffrages, avec qui êtes-vous prête demain à passer alliance pour gouverner le PS ?

Tous ceux qui voudront nous rejoindre seront les bienvenus. On aura voté sur un projet. A partir de là, il n’y a pas d’interdit, pas d’exclusive. Parce que j’aime les militants, je ne suis pas rancunière. C’est pour eux que, dans cette période, je n’ai pas répondu aux attaques.
J’ai tracé ma route. Les militants auraient pourtant apprécié qu’un peu de respect soit demandé à M. Rocard par Bertrand (NDLR : Delanoë) , qui promet de la discipline. De même, comment Martine (NDLR : Aubry) peut-elle accuser le PS de ne pas avoir travaillé alors qu’elle a en charge, depuis trois ans, les questions sociales et l’emploi, comme secrétaire nationale chargée de ces questions ? Est-ce une autocritique ? Il faudra donc que le travail et le respect soient enfin les règles au parti. Donc, tout le monde est utile, mais il est temps que ça change et de donner des responsabilités à une nouvelle génération. Déjà, il y a un pack opérationnel qui fait une belle campagne collective : Vincent Peillon, François Rebsamen, Julien Dray, Delphine Batho, Najat Belkacem, Manuel Valls, Dominique Bertinotti, Jean-Jack Queyranne, Aurélie Filippetti, Guillaume Garot et, bien sûr, Jean-Louis Bianco, Jean-Pierre Mignard et Gérard Collomb.

En cas de succès de votre motion, serez-vous candidate au poste de premier secrétaire ?

Il y a un leadership politique qui continue et continuera. Est-ce que je l’assumerai en étant à la tête du PS ? On verra. Une évidence : une personne, quel que soit son talent, ne peut pas relever à elle seule tous les défis qui attendent notre parti. Il y aura demain des responsabilités bien identifiées et clairement déléguées. Dans un esprit d’équipe, avec un animateur d’équipe. Mais, aujourd’hui, l’heure est au choix entre des projets, et celui que je défends est le seul à assumer une continuité avec la campagne présidentielle de 2007. Il est très important que les militants choisissent à la fois le changement en profondeur du parti et la fidélité aux millions d’électeurs qui se sont reconnus dans ces idées. Indépendamment de ma personne, la présidentielle a été, en effet, un très grand moment de l’histoire des socialistes, spécialement pour les catégories populaires. Ce sont elles qui nous ont permis d’accéder au second tour. Tous ceux qui ont manqué de respect au vote des militants en critiquant ou en ne soutenant pas la candidate choisie par eux méritent-ils, moralement, leurs voix aujourd’hui ? Seule la droite pourrait s’en réjouir.

10.10.2008

L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes

Cher(e)s ami(e)s,

Vous trouverez sur le site Fier(e)s d'être socialistes la motion E "L'espoir à gauche, fier(e)s d'être socialistes". Ce texte d'orientation qui sera soumis au vote des militants le 6 novembre prochain est le résultat d'un travail collectif, d'une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d'hommes politiques.

Nous vous invitons à y apporter votre signature. Soyons nombreux à porter le changement.

29.05.2008

Ségolène Royal, loin de la "guerre des chefs"

Depuis plus d'un an, Ségolène Royal poursuit son travail pour trouver des solutions cohérentes, justes et concrètes pour le bien de tous.

En se disant prête le 17 mai dernier, si les militants en décident ainsi, à assumer les fonctions de chef du Parti, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle est accusée de déclencher la "guerre des chefs". Ceux là même qui l'en accuse et qui clament haut et fort que "les militants en ont marre de la guerre des chefs" sont ceux là même qui reçoivent des ordres de "bien manoeuvrer" de la part "d'un simple militant socialiste" en exil doré à Washington.

En ce temps de préparation du congrès, certains manoeuvrent dans leur coin ou font appel à d'ancienns recettes qui ont montré leurs limites en ne passant pas l'examen du premier tour. Celle qui a su rassembler plus de 9 millions d'électeurs au premier tour et près de 17 millions au second tour invite les militants socialistes à s'emparer du débat à et à prendre la parole, grâce à une consultation participative ouverte à tous. Avec cette méthode, Ségolène Royal veut rendre le prochain congrès du PS utile à l'ensemble des français.

Alors que le Gouvernement Jospin avait fait voter l'inversement du calendrier électoral et souhaité le quinquennant, certains voudraient séparer l'orientation politique du congrès de l'élection présidentielle - élection majeure de notre régime -. Ces derniers veulent priver notre parti de la cohérence nécessaire avec le calendrier électoral qu'ils ont eux même mis en place au nom d'une ambition qui NE DIT PAS SON NOM.

Pourquoi Ségolène Royal préfère t-elle parler avec les militants plutôt qu'être dans la "guerre des chefs" ?

En pleine cohérence avec elle, Ségolène Royal souhaite parler aux militants comme elle s'est adressé aux français durant la campagne présidentielle avec les débats participatifs qui avaient mobilisés à l'époque plusieurs centaines de milliers de personnes. Parallèlement, elle souhaite poursuivre son oeuvre au service de la France, car l'un ne va pas sans l'autre.

Grâce à cette analyse citoyenne confrontée à celle des experts, des propositions et solutions justes et concrètes seront établis avec le concours de tous. Ces dernières permettront à Ségolène Royal, à son équipe et à tous les socialistes d’établir un projet fort et légitime pour le Parti Socialiste lui-même et pour la France.

Alors, loin de  la "guerre des chefs", celle qui a été désignée par plus de 60 % des militants socialistes pour les représenter à l'élection présidentielle travaille pour un Parti Socialiste rénové, fort, cohérent et prêt à gouverner la France !

Frédéric KLEIN - Animateur DDA 54
Cyrille COLLIN -  Co-animateur DDA68

11.03.2008

Soutiens de Ségolène Royal

Ségolène Royal vient de soutenir Pierre Bauman (et sa suppléante Daniele Baudinas) pour le deuxième tour des élections cantonales de Laxou-Villers. Elle apporte également son soutien à Nicole Feidt pour la municipalité de Toul.

07.03.2008

Ségolène Royal soutient Christophe Choserot

Dans une vidéo - que vous pouvez visualiser ci-dessous -, Ségolène ROYAL apporte son soutien à Christophe CHOSEROT (tête de liste de gauche à Maxéville) et à sa liste "Maxéville, un nouvel élan").

 

08.02.2008

La ville contre la vie chère

Comme nous le précisions ici, près de 500 membres de Désirs d'Avenir s'étaient réunis à Paris (La Belleviloise) pour une assemblée participative sur le thème de "la ville pour tous".

Aujourd'hui, nous vous faisons partager les travaux issus des différentes contributions des comités Désirs d'Avenir des différents départements. Ainsi, en pleine période d'élections municipales (les 9 et 16 mars), ces contributions de militants Désirs d'Avenir sur "la ville contre la vie chère" peuvent être une source riche de propositions concrètes pour les candidats socialistes.

1 - Logement : Evaluer tous les 9 ans le bien fondé des baux HLM de la commune

Public visé : l’ensemble des familles et travailleurs modestes qui ne voient pas leur demande de logement HLM satisfaite vu la faible rotation du parc HLM alors que les locataires bien plus aisés les occupent (cf. exemple des rares HLM de Neuilly récemment - Libération du 25/01/2008).

"Bonnes pratiques " de Désirs d'Avenir

  • réexaminer devant les commissions paritaires, sur le modèle de celles mises en  place par la gauche à Paris et Lyon, la situation des occupants des logements HLM tout les 9 ans pour constater si leur situation en termes de revenus leur permet toujours d’être bénéficiaire d’un logement HLM.
  • Les cas réexaminés pourront bénéficier des mesures d’accession à la propriété ou d’une aide à la recherche d’un logement privé.

Impacts

  • Contre la vie chère : Les familles modestes mal logées accéderont à un logement décent qu’elles ne peuvent pas financer sinon.
  • Préserver une diversité culturelle et sociale du territoire : Beaucoup de familles « chassées »des villes par le prix du parc privé et l’absence d’HLM resteraient ainsi sur le territoire de la commune.
  • Pour des communes de gauche exemplaires : Les communes de gauche montreraient ainsi l’exemple non seulement en termes de quantité de logements sociaux mais aussi en termes d’utilisation pour ceux à qui ces logements sont destinés.
2 - Famille : Des crèches ouvertes 24h/24 pour les travailleurs de nuit
 
Public visé : Les familles monoparentales ou celles dont les deux parents travaillent de manière décalé(nuit et week- end)qui n’ont pas un revenu assez important pour financer une garde individuelle. Cela concerne aussi bien les salariés du secteur des transports que ceux de l’hôtellerie-restauration, des hôpitaux ou encore de la grande distribution soit potentiellement jusqu’à 30% des salariés d’une commune. Le secteur industriel a pour sa part connu une meilleure implantation de crèches d’entreprises même si l’offre reste sans doute insuffisante.

Expérience existante : A Lyon 3ème, 25 places de crèche ouvertes 24h sur 24, du lundi au vendredi, ont été crées et pourvues presque immédiatement. Un second projet est actuellement à l’étude pour répondre à la demande.                         

Impacts

  • Contre la vie chère :Redonne du pouvoir d’achat aux familles des travailleurs pauvres ou issues des classes moyennes car les coûts liés à la garde d’enfant sont ainsi limités.
  • Pour le dynamisme économique du territoire :cela permet à l’entreprise d’avoir un salarié avec une meilleure productivité car il ou elle peut se concentrer sur son travail et cela facilite les recrutements dans des secteurs qui ont souvent des difficultés à recruter.
"Bonnes pratiques" de Désirs d'Avenirs
  • Etendre au week- end la possibilité d’accueil afin de l’adapter au public visé par  ces crèches lequel travaille souvent le week-end.
  • Prévoir un diagnostic de la demande avec, à priori, la conversion ou la création d’au moins 2 à 3 crèches similaires pour chaque ville de + de   100 000 habitants et d’une pour chaque ville de + de 50 000 habitants.
3 - Alimentation : Générer des circuits "courts" sur des produits de base pour faire baisser les prix
 
Public visé : Les familles nombreuses avec enfants qui se voient « forcées » d’aller vers du hard discount et une baisse de la qualité des produits consommés par la hausse des produits de base. Précisons que la baisse des marges arrières ne freinera en rien la hausse de prix des MDD(marques de distributeurs) et des prix pourtant sur consommés par les plus modestes car les hausses là sont liées au coût des matières premières. 

Expérience existante

  • Le pain représente 2% du budget total par famille selon étude INSEE « budget de la famille 2006 » publiée fin décembre 2007.
  • 400 ménages milanais ont débloqué 10% de leur budget annuel de pain pour financer la production par 5 exploitations agricoles de blé lequel est ensuite transformé en pain bio par des boulangeries locales.
  • Le coût est 35% moindre au pain bio « classique » et 10% moins cher que du pain classique

« Bonnes pratiques de Désirs d’Avenir »

  • Identifier, avec les acteurs associatifs et économiques locaux, pour chaque commune de plus de 5000 habitants les 5 produits de base susceptibles d’entrer dans un circuit local de production ce qui peut représenter de 4 à 8% des dépenses des ménages(cf. INSEE « budget des familles 2006).
  • Subventionner l’entrée dans le dispositif des foyers avec un revenu compris entre le SMIC et 1,5 fois le SMIC à hauteur différentiel de prix avec le tarif pratiqué en hard discount.
Impacts
  • Contre la vie chère :permet une qualité en hausse pour un coût équivalent à des produits de la grande distribution.
  • Pour le dynamisme économique du territoire :génère des filières économiques locales renforcées et des emplois sur le territoire.
  • Pour l’environnement :L’impact écologique d’une production locale distribuée localement est bien moindre qu’un circuit classique.
4 - Logement : Basculer une partie de la taxe d'habitation en taxe foncière
 
Puclic visé : Les 42% de ménages qui ne sont pas propriétaires de leur logement
 
"Bonnes pratiques" de Désirs d'Avenir :  Faire baisser le taux moyen de taxe d’habitation de 14,5% à 10% en 6 ans par une augmentation progressive de la taxe foncière sur les propriétés bâties.
 
Impacts
  • Contre la vie chère :compenser l’inflation des prix à la location par une baisse progressive de la taxe d’habitation pour les familles locataires.
  • Stabilité pour les finances locales : ne pas grever les finances des communes dans la mesure où la hausse de la taxe foncière compensera la baisse de la taxe d’habitation.
  • Générer une redistribution des richesses à l’échelle locale : ceux qui ont un patrimoine immobilier verront un pourcentage minime de leurs revenus redistribués à ceux sans patrimoine.
5 - Culture : Gratuité ou, à défaut, tarif "minimum" dans les périodes creuses pour les musées de ville
 
Public visé : Les catégories populaires et classes moyennes qui renoncent à aller au musée pour des raisons financières essentiellement. Bien entendu, la mesure évoquée va de pair avec une éducation à l’art en milieu scolaire pour donner à tous l’habitude de fréquenter les musées.
 
Expériences existantes
  • Le musée Getty à Los Angeles a constaté qu’avec la gratuité d’entrée pratiquée, des familles hispaniques défavorisées visitaient cet espace et ne fréquentait pas les autres musées payant de Los Angeles. Or les bénéfices supplémentaires sur les revenus annexes (boutique, restauration) lié à cette fréquentation sont largement supérieurs à l’accroissement du coup d’entretien de l’ensemble.
  • Une même étude menée au British Museum, qui est pour sa part sponsorisé, a eu des résultats similaires en ce qui concerne la diversité sociale plus grande des visiteurs.
"Bonnes pratiques" de Désirs d'Avenir : A défaut d’une gratuité totale parfois culturellement difficile à accepter par certains conservateurs, il est possible de pratique des tarifs très bas en journée pour tous avec des opérations « le musée, la semaine c’est 1euro »
 
Impacts  
  • Contre la vie chère : Permettre une pratique culturelle à bas coût pour ces familles.
  • Stabilité pour les finances locales :les coûts fixes liés à l’emploi des gardiens et à l’éclairage restent stables, la progression du coût d’entretien est couverte par les bénéfices sur les revenus annexes.
  • Valoriser un patrimoine culturel :faire redécouvrir un patrimoine culturel local et la politique d’exposition de ces musées.

6 - Environnement : un réseau de partage d'expérience entre régies municipales de gestion de l'eau
 
Public visé : L’ensemble des citoyens de la ville qui payent actuellement l’eau trop cher à cause des investissements hasardeux de telle ou telle compagnie privée.
 
Impacts
  • Sur la vie chère :faire baisser les factures d’eaux.
  • Sur la santé des utilisateurs :permettre le provisionnement  de ressources en vue du renouvellement des réseaux qui sont bien souvent en fin de vie.

7 - Alimentation : Un jardin citoyen partagé pour chaque commune de plus de 10.000 habitants
 
Public visé : Les retraités et les familles modestes
 
Expérience existante : Le jardin partagé des Hauts de Rouen qui est co-géré par 10 associations soit d’insertion soit d’environnement.
 
Impacts
  • Sur la vie chère : Redonne du pouvoir d’achat car les fruits et légumes produits sont partagés.
  • Sur la santé des utilisateurs :Permet une activité physique « gratuite ».
  • Sur le lien social entre les habitants :Favorise un échange entre les membres et une approche citoyenne de l’environnement partagée.
8 - Transport : des cautions bancaires abaissées pour les locations de vélos gratuits
 
Public visé : Les utilisateurs modestes des systèmes Velib (Paris) et Velov (Lyon) ou ceux qui souhaiteraient l’être mais ne peuvent pas en raison de la caution bancaire.
 
Impacts
  • Sur la vie chère :Cela évite de bloquer une somme importante pour un travailleur modeste (150euros).
  • Sur l’environnement :Encourage l’utilisation de ce moyen de transport de facto gratuit.