24.03.2009
Ségolène Royal se mobilise pour la survie d'Heulliez
L'entreprise Heuliez (à Cerizay dans les Deux-Sèvres) est aujourd'hui menacée de dépôt de bilan. 1000 salariés sont directement concernés et 1000 autres salariés le sont indirectement car travaillant pour des sous-traitants d'Heuilliez.
Heulliez est à la fois constructeur et équipementier automobilie. Après avoir été longtemps dépendant des grands groupes automobiles comme PSA, cette entreprise s’est engagée dans la diversification de son activité en se lançant, sous l’impulsion de la Région Poitou-Charentes, dans la production de véhicules électriques qui doit débuter en novembre 2009.
Pour y parvenir, et ce dès février 2009, l'entreprise a sollicité une participation d'un montant de 10 millions d'euros du Fonds Stratégique d'Investissement (créé par l'Etat pour sauver la filière industrielle et doté de 400 millions d'euros). C'est seulement un mois et demi plus tard qu'une réponse négative a été donnée. Le temps perdu a malheureusement découragé les investisseurs privés pourtant prêts à s'engager.
A l'heure actuelle, la France a pourtant plutôt intérêt à soutenir et encourager les entreprises maîtrisant les technologies d'avenir car propres. Et pour le coup, le véhicule électrique (qui plus est à bas coût !) en est une. A titre de comparaison, aux Etats-Unis, Barack Obama vient d’annoncer qu’il injectait 2,5 milliards de dollars dans le développement du véhicule électrique. Les Chinois sont également dans la course. En refusant d'aider financièrement l'entreprise par le biais du Fonds Stratégique d'Investissement, la France laissera-t-elle tomber son entreprise la plus en pointe dans cette filière d’avenir ?
Ségolène Royal (Présidente de la Région Poitou Chanrente) est donc venue sur place afin d'apporter son soutien aux salariés et afin qu'on lui présente concrétement le dossier : "Votre entreprise de production de véhicules électriques est stratégique pour la France. Je ne tolèrerai pas que l'Etat vous laisse tomber".
Voilà ce qu'en a retenu un journaliste d'Ouest France dépéché sur place : Le constructeur automobile est au bord de la cessation de paiements. Il a demandé l’aide du Fonds stratégique d’investissement. Ce fonds est l’une des mesures gouvernementales destinées à soutenir des entreprises subissant la crise. L’aide de 10 millions d’euros, qui permettrait à l’industriel de mener à bien son projet de voiture électrique, et donc de survivre, a été refusée. Direction, syndicats et salariés ne comprennent pas. Pas plus que Ségolène Royal, la présidente de la Région Poitou-Charentes, venue assurer les salariés de son soutien, en manifestant à leurs côtés. Elle a été accueillie par une haie d’honneur, sous les applaudissements, vers midi.
[Edit le 25/03/09 @ 10h25] - Luc Chatel sera présent dans l'entreprise ce mercredi après-midi. Ci-dessous, le communiqué de Ségolène Royal
Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, indique qu’elle a été informée de la venue mercredi après-midi de M. Luc Chatel dans l’entreprise Heuliez à Cerizay, ce déplacement sur le terrain ayant vocation à faire avancer la recherche de solutions pour répondre à la situation de l’entreprise .
La Présidente de Région assistera bien évidemment à cette visite qui lui permettra d’échanger avec un membre du Gouvernement.
Elle souhaite que l’Etat, la Région et l’ensemble des partenaires joignent leurs forces pour assurer le succès de la production de voitures électriques.
Les annonces du Gouvernement de ce jour, répondant au souhait émis à l’unanimité par les élus régionaux réunis hier, constitue un pas significatif dans le règlement de ce dossier.
Ségolène Royal rappelle que la Région est attentive à ce que la situation d’Heuliez :
- soit réglée rapidement,
- que les concours apportés par les différents partenaires soient à la hauteur des besoins de financement
- et que l'outil industriel comme l'ensemble des emplois soient sauvegardés.
La Présidente de Région sait que les salariés seront extrêmement attentifs à ce que les engagements pris soient précis et tenus. Elle sera, comme depuis le début, à leurs cotés, avec l’ensemble des élus pour trouver des solutions positives pour tous.
16:23 Publié dans Interventions de Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.03.2009
Delphine Batho et Najat Vallaud-Belkacem portes paroles de Ségolène Royal
Ségolène Royal s’organise. Elle vient de nommer deux porte-parole qui seront chargées d’intervenir en son nom auprès des médias. Il s’agit de Delphine Batho, qui lui a succédé comme députée des Deux-Sèvres et de Najat Vallaud-Belkacem, adjointe de Gérard Collomb à la mairie de Lyon. Les deux femmes seront chargées de « monter au créneau » contre la droite, en particulier de répondre aux attaques régulièrement lancées par le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre (« en évitant d’être aussi primaire… » précise Delphine Batho). Le cas échéant, il s’agira également d’intervenir dans les questions internes au PS.
Delphine Batho, 36 ans, s’est fait connaître à la tête du syndicat lycéen Fidl lors du mouvement lycéen de 1990. Formée par Julien Dray, elle fut vice-présidente de SOS-Racisme et, au sein du PS, membre de la Gauche socialiste. Collaboratrice de Ségolène Royal pendant la présidentielle, elle a été élue en juin 2007 députée des Deux-Sèvres.
Najat Vallaud-Belkacem, 31 ans, née au Maroc est déléguée nationale du PS aux question de société. Elle cumule plusieurs mandats locaux ; maire-adjointe de Lyon, conseillère régionale de Rhône-Alpes et conseillère générale du Rhône.
Mme Royal se repose surtout sur le trio Bianco-Rebsamen-Mignard. Elle compte aussi se consacrer à son « observatoire de la société française ». Les groupes de travail constitués à cette occasion planchent sur la « désoccidentalisation du monde », « la sortie de crise » (avec Philippe Aghion), les questions de défense mais aussi les relations entre santé et environnement (avec le Pr Belpomme).
23:53 Publié dans Actus nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ségolène Royal s'impose comme le leader politique du mouvement social
Finalement on aura entendu que Ségolène Royal dans le concert des revendications sociales. Sa voix porte parce qu'elle est respectée par les organisations syndicales qui savent qu'elle est à leur côté depuis déjà longtemps, qu'elle ne les a pas abandonnés, je pense à Gandrange par exemple, et qu'elle respecte sa parole.
De plus dans sa région elle fait la politique par la preuve en agissant socialement et efficacement contre la crise en permettant, par exemple, de suspendre un plan social de l'usine Fabris en mettant en place un dialogue social jusque là inexistant.
Elle n'hésite pas non plus à se rendre au côté des syndicalistes du LKP lorsqu'il s'agit de défendre la dignité du combat social en mettant fin aux privilèges extravagants qui persistent encore de nos jours.
Elle s'impose aussi par son discours audible et compréhensible auprès des français. Elle parle concrètement des mesures à prendre et appelle le gouvernement à faire autrement. Elle met le pression sur ce gouvernement qui se permet de baisser les impôts des plus riches en ces périodes troubles tout en demandant aux autres de se serrer la ceinture. Entendre par exemple la ministre de l'économie nous dire que le gaz va baisser de 11% au 1er avril montre combien ce gouvernement fait passer le profit des actionnaires avant celui de son peuple. Le Gaz on va moins l'utiliser au sortir de l'hiver et si on peut baisser massivement le prix c'est que l'année dernière on l'avait augmenté massivement de 25%! Alors que le prix du pétrole baissait.
C'est cette injustice fiscale et sociale que Ségolène Royal dénonce sans relâche depuis toujours. Cela lui vaut d'être taxée de populiste parce qu'elle défend les intérêts du peuple contre celui des financiers et des puissants pour lesquels le gouvernement accoure bien vite à leur secours.
Enfin dans l'opposition on n'entend qu'elle. Où est Martine? Il paraitrait qu'elle se défend d'utiliser les médias pour ne pas exposer son image. Mais ce n'est pas ce qu'on lui demande. On lui demande d'être à nos côtés et de prendre des risques comme le fait Ségolène Royal. Lorsqu'on s'expose on prend le risque d'être critiquée par les adversaires, normal, et aussi par son camp qui trouve qu'on en fait trop. Pourtant le peuple attend que les revendications sociales trouvent un débouché politique pour être concrètement appliquées. On ne peut pas qualifier Ségolène Royal de démagogie puisqu'elle applique dans sa région une politique très efficace et fait ainsi la preuve qu'une autre politique est possible.
Manuel
23:35 Publié dans Contributions de militants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note