20.03.2009
Ségolène Royal sur RTL
Ségolène ROYAL était ce matin l'invitée de Jean-Michel Apathie sur RTL. Elle retournait ensuite dans sa région afin d'être aux côtés des manifestants dans les rues de Poitiers.
"Il y a trois hypothèses soit ce gouvernement est totalement méprisant, c'est très ressenti il y a une revendication de respect et de dignité de la part des salariés, soit il est incompétent, soit il est obstiné: c'est sans doute un peu des trois"
Au cours de cette interview, elle a eu l'occasion de réafirmer l'idée de sécurité sociale professionnelle et de la ré-orientation (vers les entreprises qui augementent leur masse salariale, par exemple) des aides publiques accordées aux entreprises.
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25.02.2009
Réactions suite au déplacement de Ségolène Royal en Guadeloupe
Comme il l'a été annoncé dans le précédent billet, Ségolène Royal a fait le déplacement en Guadeloupe à la demande du maire de Pointe à Pitre afin d'assister aux obséques du syndicaliste Jacques Bino et de mesurer l'ampleur du problème... Et ce alors qu'aucun représentant de l'Etat n'a été ou n'est présent aux obséques du syndicaliste et aux négociations actuelles.
Les réactions du gouvernement en particulier et plus généralement de l'UMP ne sont pas fait attendre. Tout comme celles du MEDEF que nous dénonçons. A ce sujet, voici la déclaration de Delphine Batho.
Nous dénonçons la violence inouïe des déclarations du Medef contre Ségolène Royal exigeant "qu'elle se casse".
Après l'UMP, c'est donc au tour du syndicat des profiteurs de littéralement "péter les plombs". Mais ne lui en déplaise, le Medef n'est pas propriétaire de la Guadeloupe.
Tout cela est symptomatique de l'attitude d'un patronat qui, après avoir fait rappeler Jego à Paris, bloque ostensiblement toute sortie de crise.
Qu'attend l'UMP pour se désolidariser de ces extrémistes ?
Pourquoi le gouvernement n'est-il pas aux côtés des salariés dans les négociations ? Pourquoi est-il physiquement absent et donne-t-il l'impression de jouer le pourrissement ?Il est temps que la droite clarifie une fois pour toutes ses relations avec les quelques patrons qui asphyxient la Guadeloupe.
Toujours sur le sujet de l'Outre Mer, la gestion de problème est un échec pour le gouvernement. Ci-dessous, la déclaration de Najat Vallaud-Belckacem.
Ségolène Royal assistait ce dimanche aux obséques du syndicaliste Jacques Bino. Qu'une responsable politique de premier plan participe ainsi à l'apaisement de la crise devrait être salué par tous, à commencer par le gouvernement qui n'a, lui, plus les moyens d'adresser un message de solidarité et d'amitié aux populations d'outre mer. Au contraire, l'UMP a préféré jouer la carte politicienne en déniant le droit à la parole et la liberté d'agir à une élue de la république dont chacun reconnait sur ce sujet la grande compétence et la rare legitimité.
La réalité c'est qu'à cet instant de la crise, plus aucun membre de la majorité presidentielle ne pouvait décemment se rendre à ces obséques sans mettre le feu aux poudres. C'est un échec grave pour la république dont les représentants, à force de mepris et de dilettantisme, ont pris le risque de perdre un nouveau territoire. C'est cela que Ségolene Royal a voulu éviter et c'est cela qu'on ne lui pardonne pas. A moins que ce soit tout simplement d'avoir occupé la place qui aurait du être celle d'un Président de la République.
Que le gouvernement prenne ses responsabilités, la lâcheté ne saurait tenir lieu de programme pour les Antilles.
Ci-dessous, vous trouverez la déclaration de Jacques Bangou du 23 février (Maire de Pointe-à-Pitre) sur la présence de Ségolène Royal en Guadeloupe :
"Au terme d’une visite de trois jours en Guadeloupe de Ségolène Royal venue rendre hommage au syndicaliste Jcaques Bino tué en plein cœur de la crise sociale que travers notre pays, je tiens à saleur le courage de sa présence.
J’ai dit, et je le répète, que je préfère la présence de politiques solidaires des Guadeloupéens, quelle que soit leur étiquette, qu’ils soient José Bové, Olivier Besancenot, Taubira Delanon ou Ségolène Royal, que le silence méprisant et l’absence sur le terrain de ceux qui nous gouvernent.
Si certains se posent des questions, la population, elle, a tranché. Partout, des témoignages spontanés expriment à Ségolène Royal de la reconnaissance pour sa présence."
Enfin, Ségolène Royal était ce matin (24 février 2009) en duplex de Guadeloupe sur France Info.
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22.02.2009
Ségolène Royal en déplacement en Guadeloupe
Ségolène Royal est partie samedi en Guadeloupe, pour assister aux obsèques de Jacques Bino, le syndicaliste tué mardi à Pointe-à-Pitre, à l'invitation de Jacques Bangou, le maire de Pointe-à-Pitre, ainsi que des leaders syndicaux.
La situation est encore extrêmement tendue en Guadeloupe, ainsi qu'en Martinique, en Guyane et à la Réunion.
Le plan annoncé par le gouvernement est encore trop flou pour une sortie rapide de la crise. Pour que le travail reprenne, il faudra des garanties et des précisions sur le contenu des annonces.
Le mouvement a commencé il y a un mois sur la question de la vie chère.
La différence entre les prix des produits de première nécessité en Guadeloupe et en métropole est en effet abyssal :
- la brique de lait : + 60 % par rapport à la métropole
- le flacon de shampoing : + 80%
- la plaquette de beurre : + 40%
Tenez-vous bien : le paquet de pâtes arrive en Guadeloupe à 1 euro et il est vendu 1,70 euro par le monopole de la grande distribution.
Il y trois familles qui contrôle le commerce de la Guadeloupe.
Il y a une entreprise qui possède le monopole de la distribution du carburant : la Sara. Et comme par hasard, Total en détient 50 %. Même chose pour le transport du carburant, avec la Socatra.
Comment expliquer que le transport d'un container entre Pékin et Dunkerque coûte 500 euros alors qu'entre Dunkerque et Pointe-à-Pitre, il coûte 2 500 euros ?
Il faut donc une opération vérité sur les prix pour baisser les prix. Les élus de Guyane (Christiane Taubira, Antoine Karam) ont alerté le gouvernement dès le mois d'octobre : rien n'a été fait.
Deuxième problème que connaît la Guadeloupe (et les Antilles) : le chômage des jeunes.
Il est de 60 % en Guadeloupe. Pour le moment, le gouvernement n'a donné aucune réponse satisfaisante sur ce point essentiel.
Il faut donc lancer dès maintenant un plan d'urgence de formation des jeunes. C'est l'une des principales revendications du collectif LKP et d'Elie Domota que Ségolène Royal va rencontrer dès son arrivée sur place.
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