16.02.2009
Précisions sur le financement de Désirs d'Avenir
Chères amies, chers amis,
Depuis un certain nombre de jours M. Woerth, ministre du Budget, insinue que Désirs d’avenir ne respecterait pas la loi sur le financement des partis politiques du 11 mars 1988. Le ministre insinue tout aussi ouvertement que Pierre Bergé financerait notre association en s’écartant des prescriptions de la loi.
A l'évidence, Ségolène Royal est la cible de cette campagne insidieuse lancée, sans aucune raison, comme un pauvre contre-feu à la montée du mécontentement contre Nicolas Sarkozy. C'est ce que le Général de Gaulle appelait un « lancé de bombes puantes ». Ces insinuations sont inacceptables. Elles visent à porter atteinte à l’honneur et à la considération de l’association C’est pourquoi le Conseil d’administration de Désirs d’avenir, réuni le 2 février 2009, fait les observations suivantes qu’il rend publiques.
En octobre 2008, Désirs d’avenir a renoncé au régime de défiscalisation de la loi de 1988 en vertu de laquelle seules les personnes physiques peuvent faire un don d’un montant maximum de 7 500 euros. Les dons de personnes morales sont interdits.
La période électorale était loin et aucune autre ne se profilait.
L’émission de milliers de reçus surtout - jusqu’à 15 000 - était devenue une tâche lourde et trop accaparante pour nos moyens. C’est ce qui a motivé la décision de changer de régime juridique de financement.
Désirs d’avenir n’a jamais reçu de don supérieur à 7 500 euros ni de don de personne morale durant toute la période où l’association était soumise à la loi de mars 1988. Son financement a été parfaitement régulier.
Désirs d’avenir règle un loyer pour les lieux qu'elle occupe dans le local de l'association de notre ami Pierre Bergé.
Ses comptes sont approuvés par un expert comptable et certifiés par un commissaire aux comptes. Ils seront remis à la Commission nationale de financement des partis politiques dans les délais prévus par la loi.
Désirs d’avenir n’a donc en aucune façon reçu de dons en violation de la loi de la part de M. Bergé lequel, s’il est notoirement riche, présente néanmoins la caractéristique presque unique en France de consacrer une partie de ses moyens financiers à des causes sociales et humaines, ce qui lui vaut d’être, aussi, riche de l’estime de ses semblables.
Désirs d’avenir s’élève contre cette tentative lourde et insistante d’un membre du gouvernement de faire pression sur une commission nationale de contrôle indépendante. Cette attitude inadmissible de la part d’un membre du gouvernement s’inscrit dans un contexte général de quadrillage des institutions.
Désirs d’avenir s’étonne enfin que le ministre puisse prétendre que si l’association n’était plus soumise à la loi de 1988, elle devrait renoncer à toute expression politique.
Cette opinion méconnait de manière flagrante les droits constitutionnels les plus fondamentaux en vertu desquels l’expression politique est libre et n’est soumise à aucune forme juridique particulière. Au nom de cette doctrine, des milliers d’associations ne pourraient plus intervenir dans le champ politique et même sur des sujets d’intérêt général entrant, par définition, dans le champ politique.
On rappellera sans qu’il soit besoin d’en rajouter sur son impartialité que le ministre du Budget est trésorier national de l'UMP, après avoir été celui du RPR.
Le Conseil d’administration de Désirs d’avenir
23:13 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2009
Nous avons fait nombre !
Arrivée sur la place Stan à 14 h 00 quasi-pile. Petite déception en arrivant par l’arc Héré, la place paraît un peu vide, clairsemée. Moment d’angoisse et de solitude, quand on s’est dit et répété depuis 2 jours que ça allait être une mobilisation sans précédent. Et pourtant, très vite, on vérifie que les apparences sont trompeuses… car ça a déjà commencé à monter le long de la rue Stan… Même déjà au-delà de la rue d’Amerval… Petite pause café-clope pour patienter, et nous voilà à 14 h 45 entre le début de la rue Stan et la statue de not’bon duc… Encore 30 minutes d’attente, et on démarre vraiment. D’abord de petits pas, puis une vraie marche, sous le soleil et dans le froid…
Donc, il y a du monde, c’est certain !!! Ouf, un premier objectif atteint ! Les syndicats sont là, les politiques aussi (belle représentation des élus et militants PS), les jeunes, les moins jeunes, les hospitaliers, les enseignants, des « gens du privé »…
Passée la (bonne) surprise du nombre, deux autres faits me marquent :
D’abord, le sourire des gens aux fenêtres et sur les trottoirs… oui, il y a de la bienveillance dans ces regards… Et ensuite, il y a « le silence » dans les rangs des manifestants… bien sûr, il y a quelques sifflets, quelques sirènes syndicales (plus loin de mes oreilles, s’il vous plait, les copains de la CGT la prochaine fois, merci !!!), il y a quelques slogans… mais dans l’ensemble, il n’y a pas ces grandes vagues de revendications scandées haut et fort… comme si, face à l’enjeu, nous avions, instinctivement décidé de rester silencieux et dignes.
Alors, oui, nous avons fait nombre, oui, nous nous sommes montrés responsables, conscients de la situation et de la crise, oui, nous avons montré notre détermination…
Mais que va nous montrer en retour le gouvernement ? Probablement rien, englué dans son aveuglement idéologique, son néo-conservatisme libéral, dont on sait les dégâts aujourd’hui mais qui nous a été promis depuis 2007 (rendons justice au gouvernement : il a fait ce qu’il avait dit et comme il n’a pas encore fait tout ce qu’il avait dit, on peut se préparer…).
Une pancarte a retenu mon attention : d’un coté : « Sarkozy, le mépris des Français », de l’autre « Sarkozy, la méprise pour les Français ». Elle résume bien la situation : d’un coté, des électeurs trahis qui ont été assez naïfs pour croire à des belles paroles, plus faciles à entendre que celles, responsables, de notre candidate en 2007, de l’autre un président qui est comme un enfant « m’as-tu-vu » qui exhibe ses jouets et ses soldats de plomb et dont l’attitude sonne comme une gifle pour une majorité d’entre nous.
Que ce défilé soit la marque du fait que ceux qui avait été faibles et influencés par de belles paroles (hypocrites…) ne le sont plus, la marque que ceux qui avaient refusé de se laisser prendre au piège des promesses politiciennes de circonstances ne sont pas abusés et surtout la marque d’une mobilisation sans faille qui nous mènera dans l’unité derrière la ou le meilleur(e) d’entre nous aux prochaines échéances nationales.
Jean-Philippe GURECKI
15:36 Publié dans Contributions de militants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.01.2009
Voyage de Ségolène Royal à Washington
Ségolène Royal a fait le voyage à Washington du 17 au 21 janvier afin d'assister à l'investiture de Barack Obama (44ème président des Etats-Unis et premier Président noir) qui se déroulait ce mardi 20 janvier. Ce voyage a également été l'occasion de planifier plusieurs rencontres.
Au cours de ce voyage, Ségolène Royal a tenu informé les militants de Désirs d'Avenir et tous les internautes intéressés par le biais du site Internet National Désirs d'Avenir.
- L'investiture de Barack Obama (Lettre d'Amérique N°1)
- Premières journées à Washington (Lettre d'Amérique N°2)
- Le discours de Barack Obama (Lettre d'Amérique N°3)
- Sur une petite phrase et sur l'essentiel (Lettre d'Amérique N°4)
- La plus belle définition de la démocratie (Lettre d'Amérique N°5)
Son voyage s'est achevé par le "Lincolm Memorial". Pour Barack Obama, Abraham Lincoln est le président capital de l'histoire américaine : c'est lui qui a eu le courage d'abolir l'esclavage le 1er janvier 1863 ; lui aussi qui a eu la force d'âme de prôner sans relâche l'unité de la nation.
C'est au centre de ce lieu de mémoire que trône la statue majestueuse de Lincoln, devant laquelle Martin Luther King prononça en 1963 son célèbre « I have a dream ». Et à côté, gravée dans le marbre, l'adresse qu'il prononça à Gettysburg, avec cette formule lapidaire qui offre la plus belle définition de la démocratie : « Un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».
17:22 Publié dans Actus nationales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note